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Robert Saucier
Originaire d’Edmundston, au Nouveau-Brunswick, Robert Saucier vit et travaille à Montréal depuis 1974.
Il est présentement professeur à l’École des arts visuels et médiatiques à l’Université du Québec à Montréal. Depuis 1980, Saucier a exposé ses œuvres au Canada et en Europe dans une vingtaine d’expositions individuelles et dans une trentaine d’expositions de groupes. Il est membre d’Hexagram (Institut de recherche/Création en arts et technologies médiatiques) qui a financé plusieurs de ses projets en art robotiques. À partir de 1985, divers mécanismes et des composantes électroniques (détecteurs de mouvement, minuteries, relais, microcontrôleurs, etc.) deviennent une partie intégrante de ses œuvres, autant au niveau esthétique que conceptuel. Il a aussi utilisé, autant comme matière première que comme référents conceptuels, des piles photovoltaïques communément appelées capteurs solaires, avec différents types de sources lumineuses ainsi que des radios transistors, des enregistrements sur bandes magnétiques ou C.D.
Les œuvres de Robert Saucier interrogent les spectateurs sur leur relation avec l’art et la technologie. En parallèle, Robert Saucier essaie de saisir certaines interrelations qui existent entre les préceptes de la science et les énoncés en art et en philosophie. Ses installations sculpturales amplifient la magie des technologies sous-jacentes, mais exposent aussi la futilité de certaines utilisations. Dans ces environnements contrôlés, l’aléatoire et le vertige demeurent. Les œuvres sont conviviales et le spectateur y joue un rôle-clef. En faisant du spectateur un acteur déterminant dans le devenir de l’œuvre, l’artiste réaffirme l’importance de son rôle dans l’accomplissement d’un destin partagé. Ces dispositifs sonores sont autant de référents au monde médiatique, en particulier aux grands moyens de communication, tels la radio, la télévision et Internet qui envahissent nos espaces physiques et intellectuels. Les bribes de son émises tous azimuts sont fragmentées dans le temps et dans l’espace. Le spectateur devient conscient que ces dispositifs “à zapping” révèlent une infime partie des informations qu’elles contiennent en réalité. Leur cohérence rappelle certaines pratiques dadaïstes ou surréalistes en agissant comme agent perturbateur.





























