Vous êtes ici
Martine Époque
Baccalauréat en Ed. Physique, majeure en danse, à Paris (École normale supérieure d’éducation physique et sportive, 1965), formation professionnelle en danse et en musique à Toulon (Conservatoire), Paris (Schola Cantorum), Genève (Institut Jaques-Dalcroze, Certificat de rythmique, 1967).
Professeure à l’Université de Montréal (1967-74). Fondatrice, directrice artistique et chorégraphe principale (1968-80) du Groupe Nouvelle Aire, elle est invitée et diffusée à travers le monde (Etats-Unis, Belgique, Brésil, Chine, Cuba, France). Attirée par le multimédia, elle Intègre des projections visuelles à l’action scénique dans plusieurs de ses chorégraphies dès 1971.
Professeure à l’UQAM à partir de 1980, elle y fonde, entre autres, le Département de danse (1985). En 89, plongeant dans les nouvelles technologies, elle commence par développer un système de notation chorégraphique avec l’ordinateur puis, de 90 à 96, crée une série d’œuvres multimédias intégrant des projections d’images numériques 2 et 3D. Parallèlement, elle implante au baccalauréat et à la maîtrise en danse des cours en vidéodanse (1991) et en danse et technologies (1993), domaine qu’elle identifie par les néologismes de technochorégraphie, d’infonotation chorégraphique et d’infochorégraphie, cette dernière faisant désormais partie des disciplines de recherche-création du FQRSC. Enfin, elle collige le livre Arts et technologies : nouvelles avenues de création (1995, Lyon, Programme Rhône-Alpes en Sciences humaines) et écrit Les coulisses de la nouvelle danse au Québec : le Groupe Nouvelle Aire en mémoires (1999, Ste-Foy, PUQ).
Durant toutes ces années, elle se mérite de nombreuses bourses, subventions, prix et distinctions, dont le Prix Clifford E. Lee de chorégraphie 83 et le Prix du Québec Denise-Pelletier en 1994. Figure de proue dans le développement de la danse contemporaine au Québec, nombre d’écrits et d’émissions télévisuelles lui sont consacrées.
En décembre 1999, elle fonde le LARTech avec Denis Poulin dans le but de pousser plus avant leurs recherches et créations en technochorégraphie. Visant d’ouvrir la danse aux espaces et expressions numériques, leur démarche témoigne d’un parti pris artistique pour une expression particulière qu’ils nomment en 2004 « la danse sans corps ». Dans leurs œuvres récentes (Tabula rasa : la suite, 2003) et en cours (NoBody danse…), les interprètes numériques, affranchis de leur apparence physique, offrent une danse dans laquelle l’humain se manifeste sous-forme d’empreintes dynamiques porteuses de sa signature motrice. Libres de ce repère habituel de la danse, leurs œuvres proposent un regard qui magnifie le mouvement dansé et ses manifestations énergétiques.
En 2007, elle siège comme artiste subventionnée sur le Comité d’évaluation du programme de soutien à la recherche-création en arts et lettres du CRSH.





























